Histoire de Mettet

Sommaire

Belgique

 

Depuis la fusion des communes, Mettet regroupe désormais 9 anciennes communes: Mettet - Biesme - Biesmerée - Ermeton Sur Biert - Furnaux - Saint Gérard - Graux - Oret - Stave.

 

La Maison Communale de Mettet

 

Présentation

Notre région couverte par un massif forestier n'était guère accessible; elle n'était ouverte par aucune large vallée, ni par aucune voie fluviale.

Notre sombre Marlagne, avec ses forêts entrecoupées d'étangs a-t-elle été habitée, à certains moments, selon les besoins, les obligations, par l'homme du néolithique, par le Celte? On ne peut l'affirmer.

Une chose est certaine, à Aiseau, Falaën, Montaigle et Presles des hommes se sont livrés à une industrie de la pierre. Selon l'histoire, notre région devait être occupée par les Aduatiques.

Qu'y ont-ils fait ? Les sources nombreuses, les pâtures humides, les forêts, les gisements de minerais, les ont-ils groupés ? Mystères.

Il faut remonter au XIème siècle pour que, dans un écrit, Mettet soit cité une première fois. Cependant en 1903, étaient découverts et mis à jour les vestiges d'une villa romaine: La villa BAUSELENNE. Cette dernière était située à l'ouest du village de Scry, à proximité de la route METTET – BIESME, au lieu dit "Les Murias". Si dans notre commune, les anciens se sont peu souciés de notre passé, nous avons eu la chance d'avoir parmi nos habitants un archéologue averti, Monsieur Paul Rops, avant 1900.

C'est sous sa direction que la société archéologique de NAMUR a procédé aux fouilles et a pu ainsi faire "parler" nos vieux murs de BAUSELENNE.

Cette bâtisse s'étendait sur environ trois hectares, tandis que les constructions et enclos couvraient dix hectares.

Peu de temps auparavant, les substructures d'une autre construction romaine avaient été décelées au "TRY-SALET" . Elles se révélèrent comme provenant plutôt d'une exploitation agricole alors que la villa BAUSELENNE montrait qu'elle avait été un centre de culture, d'élevage et de forgerie.

Dans un texte de Henry DE LEYEN Evêque de Liège, il est confirmé que son neveu GODEFROID, abbé de BROGNE a fait l'acquisition d'une terre à THOZEE ( bien situé entre St GERARD et METTET ) en 1161. " In villa Taseias" dit cet écrit. Selon toute vraisemblance, l'origine de METTET remonterait donc non pas deux, mais à trois villas gallo-romaines, à savoir: BAUSELENNE – TRY- SALET et THOZEE.

Le choix du site de BAUSELENNE s'explique pour bien des raisons.

A proximité, nos ancêtres avaient vu la possibilité d' ouvrir une carrière de pierres calcaires ainsi qu'une sablière dont des traces sont restées apparentes de nos jours. La région était également riche en marbre et en minerais de fer. Aussi, cette villa BAUSELENNE devint une des plus vastes de la région.

En effet, n'y a-t-on pas retrouvé les pièces d'habitations avec leurs installations et leurs conduites de chauffage à air chaud, les hypocaustes et le stockage du bois, les installations de bain et une forge?

On peut encore admirer de nos jours des restes très marquant d'une belle conduite d'eau pure de deux km de long avec cinq bassins de décantation et d'épuration.

Cette villa constituait une vraie cellule sociale. En plus de l'habitation, on y trouvait une ferme et une brasserie (pierres tombales et brasseurs avec bas-reliefs ont été retrouvés lors des fouilles).

La proximité de la carrière permit même à nos ancêtres d’élever un mur dit "de pierres sèches" afin de servir de mur de clôture à une prairie. Ce mur peut toujours être admiré par le passant d'aujourd'hui.

Par d'autres vestiges et indications, les archéologues furent amenés à reconnaître dans cette villa un grand centre d'élevage de chevaux, de bêtes à cornes.

Les terrains humides favorables à la pâture situés à cet endroit confirment la thèse de ces archéologues.

La société archéologue de NAMUR détient des décorations murales, des marbres, bronzes, verres et autres objets remarquables venant de découvertes faites sur le site de cette villa (Poteries – Têtes de bronze).

De nombreuses habitations locales démontrent encore à suffisance que des matériaux de ces villas furent utilisés à leurs constructions. Ces matériaux existaient en telle abondance qu'ils aidèrent à la construction des abbayes voisines, telles que FOSSE en 653, BROGNE (St GERARD) en 901 et Oignies en 1187. Ces matériaux épars peuvent encore être décelés dans les chemins et sur certains ruisseaux voisins de la villa.

Cette destruction de BAUSELENNE dure jusqu'aux environs de 1850 et finalement, on la démolit systématiquement et très bas dans le sol, afin de permettre la culture.

C'est seulement en 935 qu'il est fait mention de METTET comme tel dans un récit rédigé à la demande de St. GERARD lui-même à un de ses moines. Celui-ci y raconte la translation des reliques de Ste EUGENIE DE TOLEDE à l'abbaye de BROGNE.

Une chronique écrite entre 935 et 937 parle de METTET sous la forme de METTING. Il sera ensuite, en 987, latinisé en METTINUM dans l'acte de donation de l'Empereur OTTO III de la seigneurie de METTET, à la communauté de BROGNE.

Cet acte de donation prouve de façon indiscutable l'importance de METTET à cette date. Grâce à des documents tenus et conservés à l'abbaye de FOSSES, on a pu lire "METTET s'est développé à côté de FOSSES qui, dès le Vème siècle, grâce à St. FEUILLEN, vit et rayonne, rivale à l'époque de HUY, THUIN, DINANT. NOTGER en fit une ville en 974".

Cet acte de OTTO III précise encore la donation de l'église et de la cour de METTET avec toutes les dépendances : Serfs des deux sexes, fermes, cultures, moulins, brasseries, dîmes de toute la paroisse, acquisition d'aumônes, etc….

Il est normal de penser, aux termes de cet acte de donation, jusqu'à cette date un village s'était développé. Par contre, selon l'avis de Monsieur le Chanoine ROLAND et en raison de la dénomination " METTING", l'origine du village serait franque et n'aurait été fondé qu'a cette époque.

Selon Monsieur Alfred CORNOY, METTING viendrait du latin METTUIS (habitation de METTUIS) patronyme fréquent chez les romains.

Après avoir été successivement METTING, METTINUM, le nom de la localité est encore modifié en "METTIN" en 1155. En 1182 il est devenu "METTINUM","METIGNE" en 1211. En 1386, il redevient "METTTING" pour finalement prendre une tournure plus actuelle "METTET" en 1442. Un peu plus tard, il s'orthographiera METTET.

Avançant dans le passé, à l'époque féodale, METTET dépendait du doyenné de FLORENNES et de la principauté de LIEGE.

Le prince évêque de LIEGE, RADULPHEE en 1169, confirme en effet, par ordonnance, la donation faite par l'empereur OTTO III en 987. On possède même de nouvelles précisions quant à cette ancienne donation. En 1787, un registre cite certains biens: "La cense d' Al Cour", un bois nommé le couvert ou le "CORROY" ainsi que la "dîme de METTET, COCRIAMONT et ses dépendances.

Juste derrière l'église de METTET se trouve toujours un pied-à-terre du Prince Evêque (Le Presbytère).

Cette maison en pierres bleues du pays est devenue le presbytère.

En 1161, Henry DE LEGEN, évêque de LIEGE confirme l'acquisition d'une terre à Thosée, faite par son neveu GODEFROID, abbé de BROGNE.

Qu'advint-t-il de METTET sous les Mérovingiens et les Carolingiens? Il n'y a pas de document. On suppose que le village s'est développé autour des villes en deux ou trois habitats dont le plus important fut MONTIGNY qui deviendra SCRY. Ensuite, le centre de METTET s'est agrandi autour d'une église, de la ferme "Al Coù" et du château (devenu actuellement maison communale).

Le développement religieux et économique de l'abbaye de BROGNE fera apparaître le proche PONTAURY, à moins que ce dernier ne doive sa naissance à la proche et défunte villa TOSEIAS.

En 1248, le prince évêque Robert DE THOUROTTE acquiert l'avouerie de METTET qui s'ajoute aux quelques cent mille hectares de son quartier de l'Entre-Sambre et Meuse. Le cinquième du pays de LIEGE en étendue.

En 1258, BROGNE possède les deux plus importantes fermes "Al-Coù" et "MONTIGNY" ? La communauté rurale se développe autour du voisinage des abbayes de FOSSE (650), MALONNES (692), BROGNE (619), GEMBLOUX (622), FLORENNES (1010) et OIGNIES (1192) sur l'espace libre créé par l'essartage et la culture entre la forêt de la Marlagne (nord) et celle de Biert (sud). Elle est divisée en deux seigneuries: METTET et THOZEE – SCRY. Jusqu'à la fin de l'Ancien-Régime, les Princes Evêques de LIEGE seront les seuls seigneurs de ces lieux.

De la période bourguignonne, seule une rue de METTET, "la rue Croix de Bourgogne" en rappelle la trace. C'est sans doute parce qu'on y a découvert une borne frontière gravée de la croix de St André.

Il existe beaucoup de zones d'ombre dans ce chapitre historique sur le village de METTET. Après la période bourguignonne, mal connue, il faut le reconnaître, ce n'est que dans la seconde moitié du XVIIIeme siècle que l'on retrouve quelques documents fixant les impôts, les formalités électorales, la composition du conseil communal.

Suivant la carte de FERRARIS (17..), le village de METTET et ses hameaux apparaissent toujours comme des clairières dans la forêt du BIERT et de la MARLAGNE. C'est à partir de ces villages, avec leurs besoins domestiques, ceux de l'industrie naissante, l'exercice du pâturage et l'essartage que commencent l'entame du domaine sylvestre.

L'occupation française de la Révolution et de l'ère napoléonienne qui suivit a laissé de nombreuses traces. Des documents prouvent qu'il y a eu des réquisitions d'hommes, de chevaux, de chariots et de foin pour les armées de Napoléon.

La loi sur la conscription militaire du 5 sep. 1798 fut généralement mal accueillie. Dès 1799, chaque commune devait fournir annuellement un nombre variable de conscrits. Un tirage au sort désignait les partants. L'arrêté consulaire du 18 thermidor an 6 (7-1802) ordonnait aux conseils municipaux de valider les engagements des conscrits.

Durant les guerres de l'Empire, la conscription s'exerça avec la plus grande vigueur. C'est ainsi que FURNAUX, autrefois FENAL, subit le destin de toutes les communes envahies par les républicains français qui imposèrent leurs lois à nos populations. Faisant partie du département d'Entre-Sambre et Meuse, le village de FURNAUX dut fournir son contingent de jeunes gens pour le service militaire des armées de la République d'abord, de l'Empire ensuite.

Certains de nos concitoyens furent réfractaires aux décrets de mobilisation de l'Empereur et durent se cacher.

Actuellement encore se dresse, près du lieu de cachette appelé "Trou des Nutons", une croix où un de ces réfractaires fut abattu par des soldats français. A propos de ce lieu-dit "Trou des Nutons" il s'agit d'un caverne naturelle avec un souterrain (l'entrée est toujours visible) éboulé qui, selon certaines vieilles personnes, aurait relié le bois de la villa BAUSELENNE et le château de SCRY. Cela est vraisemblable mais non vérifié.

J'ai dit tantôt que certains de nos concitoyens avaient été réfractaires à leur mobilisation aux armées françaises de l'Empire. A ce sujet, il me paraît intéressant de rapporter cette anecdote.

"Quand un homme était réfractaire au service, le police impériale aux armées envoyait au domicile de l'insoumis un soldat qu'on appelait le "Garnissaire". Tant que le rebelle ne s'était rendu, sa famille devait lui fournir sa nourriture et le logis".

Le mot "Garnissaire" est d'ailleurs resté dans le patois de notre région et doit être compris comme synonyme de gai luron, chercheur de tous les plaisirs.

Peu de temps après cette invasion, METTET devint une commune Grâce à la création de grands axes routiers tels FOSSES – PHILIPPEVILLE et ROUILLON – FRAIRE et des voies de communication ferroviaire TAMINES – DINANT et METTET – CHATELINEAU le village et ses hameaux vont s'étendre, l'aspect de champs et pâtures coupés de terrains en jachère et de haies nombreuses changera, donnant à la commune un nouvelle configuration.

A l'image du pays tout entier, l'histoire de METTET, entre la fin du XIXème siècle et la première guerre mondiale, fut très calme; la révolution industrielle s'y fit sans agitation sociale. Elle ne fut marquée que par une légère immigration ouvrière quittant les exploitations agricoles pour aller travailler dans le bassin industriel de Charleroi. Notons que les ouvriers restèrent, pour la plupart, implantés dans leur village. Attachés à leur terroir, ils préféraient effectuer chaque jour les déplacements rendus possibles par les deux lignes de chemins de fer (1880) METTET-CHATELINEAU et DINANT- TAMINES-CHARLEROI.

La guerre 1914-1918, laisse un souvenir glorieux, certes, mais triste, en raison d'un tribut assez lourd que la commune dû payer en soldats et civils tués. " ORET est le dernier village dont" s'emparent les Allemands avant d'atteindre la route BIOUL-FRAIRE. "Des combats se livrent à WAGNEE (BIESME).

"Le 24 août, l'ennemi met le feu à 65 maisons. Deux hommes étrangers au village sont fusillés à la chapelle Saint Hubert. "A METTET, ils ont incendié 16 maisons et ont pillé partout". Quatre hommes ont été tués.

La guerre de 1940-1945, commença d'abord par un exode massif des 9/10eme de la population en direction de la France. Leurs colonnes étaient, à elles seules, un spectacle insolite et triste.

Certains se déplaçaient à pied, d'autre avec des véhicules attelés enfin d'autres, plus rare, étaient en voiture. A 70 km de METTET, tout le monde avait le même vitesse en raison des embouteillages monstres du Nord de la France.

Beaucoup de ces réfugiés furent rejoints par les Allemands aux environs de St. QUENTIN (AISNE), d'autre furent encerclés à la côte belge jusqu'à la capitulation. A leur retour, en beaucoup d'endroits, ils trouvèrent des maisons pillées ou détruites.

Après l'invasion allemande, ce fut l'occupation. D'abord, très supportable, elle nous amena ensuite son cortège de misères, brimades, déportations, arrestations et ravitaillement de tous les produits de première nécessité.

Heureusement, tout cela prit fin avec l'arrivée des Américains. METTET fut libéré le 4 septembre 1944. Cette libération donna lieu à des réjouissances inoubliables. Nos prisonniers de guerre, politiques et déportés ne devaient rentrés qu'en 1945. Depuis lors, la vie s'écoule normale et paisible. Comme dans beaucoup de régions rurales situées à proximité de grandes villes, de nombreuses nouvelles maisons ont été construites et METTET compte de nombreux nouveaux habitants.

En 1977, METTET et ses environs ont connu la fusion des communes.

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1. SITUATION DU VILLAGE DE METTET.

 

 

Le village de Mettet est situé à 4° 38 de longitude est et à 50°12 de latitude Nord, dans le sillon Sambre et Meuse de la région condruzienne.

Une distance de 15 km le sépare des deux rivières, la Sambre et la Meuse, limitant la région.

Il est situé à 30 km des villes de Dinant, Charleroi et Namur.

Au point de vue administratif, Mettet fait partie du canton de Fosses, de l'arrondissement de la province de Namur.

Au point de vue judiciaire, il dépend de la Justice de Paix de Fosses et du Tribunal Correctionnel de Namur.

2. FORME-ETENDUE-BORNES.

Le territoire d'une superficie de 2928 hectares affecte la forme d'une banane dont la partie convexe présenterait deux gibbosités.

Il s'étend sur une longueur de 18 km et une largeur moyenne de 2 km.

Il se divise en un grand nombre de hameaux.

Certains fort importants:

Scry

 

 

Le moulin de Scry

Devant-les-Bois

Pontaury 

D'autres plus petits: Somtet

L'estroit

Corroy

Rabooz

Hennevauche

Hardymont

Le hameau

Thozée

Et une quantité de lieux-dits:

3. LES AUTRES VILLAGE.

Bien que géographiquement très proches de METTET, les anciennes communes de l'entité ont souvent une histoire et des origines différentes.

BIESMEREE.

 

 

236, 47 m. d'altitude au seuil du presbytère.

Superficie : 763 hectares.

Sol calcaire – minerai de fer – agriculture – carrière de sable et de pierre calcaire. Cimetière Franc.

Cours d'eau : le ruisseau de Biesmerée ( ou de Floye).

Château seigneurial de Biesmerée.

Ancienne église de style ogival des environs de 1875.

La seigneurie hautaine de Biesmerée et de Fraire (hameau) fut concédée par engagère, l'an 1626 , à Simon Gobart; son petit-fils, Jean Simon Gobart, la relevée en 1647 et la vendit la même année à Arnould de Willieguer, son beau-frère, d'où elle passa à Paul-Philibert Gobart, qui la releva en 1664 et la transporta la même année, par donation à Jean Tournon, veuf de Marie Gobart, sa tante. Celui-ci la céda en 1684 à Winand de Ville. Elle passa enfin, en 1730, par mariage, au duc de Montmorency.

Baillage de Bouvignes.

964: BERMERIACUS – 1927: BERMEREES. Le primitif BERMERIACUM dérive du nom de personne BERMAR.

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 ERMETON SUR BIERT.

 

212m. d'altitude au seuil de l'église.

Superficie:849 hectares.

Terrain montueux – plaines inclinées – agriculture – carrières de petit granit, de sable pour verrerie, de minerais de fer et de grès – scierie de pierres, polissoirs de marbre.

Cours d'eau: le ruisseau de Biesmerée – La Molignée.

Ancienne seigneurie avec haute, moyenne et basse justice. Le fief d'Ermeton fut concédé par le Comte Jean de Namur, dans la première moitié du XIVe siècle à Jacquemain de BOSSOIT. Cette terre a été cédée en 1603 par les archiducs Albert et Isabelle, à jean de Waha, seigneur de Grand-Champs, d'où, en 1630, elle passa par achat à SIMON GOBART, en 1653. Elle passa ensuite dans la famille de la Raudière; la douairière de la Raudière en fit relief de main à bouche en 1771.

Baillage de Bouvignes.

1280: ERMETON – 654: HERMETONES.

Galliot écrit ERMETON-SUR-BIERT.

UN PEU D'HISTOIRE….GRAUX.

248m. d'altitude au seuil de l'église.

Superficie: 607 hectares.

Terrain assez inégal – sol sablonneux et calcaire – minerai de fer – agriculture.

Château de Graux – Villa belgo-romaine.

Galliot écrit: le village de Graux, situé à quatre lieues de Namur dans le quartier de l'Entre Sambre et Meuse, est une seigneurie décorée du titre de baronnie. Elle appartient à l'abbaye d'Alne.

Baillage de Bouvignes. 668-669: GRAU – 1338: GRAUS – GRAUZ – GRAULZ – GRAULS –GRAS Etc…..

Le chanoine G.C. Roland écrit Grau.

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 FURNAUX.

 

 

244m. d'altitude au seuil de l'église.

Superficie: 497 hectares.

Terrain et sol variés – pays agricole, boisé – carrières de pierres bleues.

Cours d'eau: le ruisseau de Floye; la Molignée.

L'église possède des fonds baptismaux du XIe ou XIIe siècle.

Au XVIIIe siècle, la seigneurie de Fenal ou Furnaux se composait d'un beau et vaste château, de 175 bonniers de terre labourables, et de 30 prairies, de 140 de bois, plus une ferme, une brasserie et un moulin banal.

Le plus ancien seigneur de Fenal connu est Godefroid, fils de Jean de Fenal, il vivait en 1325.

La seigneurie de Fenal dépendait de la cour féodale de Morialmé – Baillage de Bouvignes.

Le baron de Granges, (Messire Henri de Bruyas), gouverneur de Philippeville, fut seigneur usufructuaire de la terre de Fenal, pendant près de quarante ans, vers le milieu du XVIIIe siècle.

Il y avait haute, moyenne et basse justice. Autrefois, FOURNEAUX, FURNEAUX, FENAL, FURNEAU, FERNEAU, Etc…

C.G. Roland écrit "Furnaux ou Fenal, commune du canton de Fosses". On dit "Commune de Furnaux" et "paroisse de Fenal" ; mais, en wallon, c'est indistinctement" Furanux". C'est abusivement que certains dictionnaires géographiques intitulent Fenal, dépendance de Furanux. Ce village tire sa dénomination de Flena, un ruisseau qui se jette dans l' Ermeton, au sud de la commune.

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ORET.

 

 

232m. d'altitude à l'école communale de filles.

Superficie: 569 hectares

Baillage de Bouvignes – terrain varié – coteaux et plaines – sol argileux et silicieux – minerais de fer – sable blanc pour verreries, faïenceries et céramiques – terres plastiques réfractaires – kaolin – engrais chimiques – chicorées – meunerie – tannerie.

Cours d'eau: d'Oret ou Biesmes, qui naît sur le territoire et se jette dans la Sambre, à Oignies, après un parcours de 20 kms., activant sur son cours plusieurs moulins à farine et plusieurs scieries de marbre. L'existence d'Oret remonte à une époque éloignée. Depuis l'an 125 il est séparé du village de BIESME; plus anciennement encore, il a fait partie – pour le spirituel – de la commune de PRY, près de WALCOURT.

On a découvert sur son territoire, dans un tombeau antique, placé entre deux rochers, des ossement auprès desquels gisait un vase presque plat renfermant une urne lacrymatoire et une pièce de monnaie romaine (de cuivre) de TRAJAN (L'an 98 de J.C.).

La seigneurie hautaine d'Oret fut vendue l'an 1664 à Françoise Le Brun veuve de J.B. du Tireu, seigneur d'Ottignies, quartier-maître général du Hainaut.

Guillaume-Frédéric de Brias releva cette seigneurie en 1704 et la posséda jusqu'en 1718. Marie-Thérèse Françoise Dutrieu, dame d'Ottignies releva ensuite cette terre; d'où elle retourna dans la maison de Brias Alphonse-Ferdinand-François-Frédéric, comte de Brias, seigneur de Morlanwez, en fit relief en 1776.

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 BIESME.

 

 

206,80 m. d'altitude au seuil de l'église.

Superficie: 2133 hectares.

Terrain très inégal – plaines et coteaux–agriculture – minerai de fer – terre plastique–carrières de marbre, de granit, de pierres de taille et à chaux – scieries – polissoirs.

Cours d'eau: la Biesme, affluent de la Sambre.

L'église est remarquable par son antiquité; le chœur, en style gothique, date du XVIe siècle,la grande nef est de 1058. Belle crypte au-dessous du chœur.

Biesme, qui doit son nom à son ruisseau, se révèle pour la première fois sous l'appellation de Beverna, cette localité est surnommée "La Colonoise" parce qu'elle fut donnée jadis à l'église Saint-Gédéon de Cologne.

C'est un des endroits les plus anciennement connus du Comté de Namur. Un usage assez étrange existait dans ce village, au XIVe siècle et remontait sans doute aux premiers temps de son origine.

Lorsque les "échevins” de Biesme ne se sentaient pas assez sages pour juger" c'est-à-dire lorsque la jurisprudence locale ne leur semblait pas suffisamment établie sur un cas donné, ils se rendaient près d'une pierre placée dans la localité ou d'un buisson appelé la Bernardhaye. Là, ils réunissaient les anciens du village et prenaient leur avis.

Cette coutume ayant donné lieu à des abus, on soumit, en 1414, la chose à l'arbitrage du Comte Guillaume II. Celui-ci déclara qu'à l'avenir l'échevinage aurait pour "chef et ressort" le magistrat de Namur et suivrait la loi de cette ville. Ancienne seigneurie hautaine qui fut vendue, l'an 1671, à J. de Gosée, bailli de Bouvignes, qui la transmit à son fils Jean-Théodore de Gosée (relief de 1698); celui-ci la vendit à Martin-Alexandre.

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 SAINT-GERARD.

 

 

237M. d'altitude au seuil de l'église.

Superficie: 2664 hectares.

Sol calcaire et pierreux – agriculture – carrière de marbre, de pierres de taille – minerai de fer – vinaigrerie – brasserie – scierie de marbres.

Cours d'eau: le ruisseau de Burnot (affluent de la Meuse) qui prend sa source sur le territoire.

Château de Saint-Gérard.

Sur son territoire, s'élevait l'abbaye de Brogne, fondée dit-on en 909, par Saint Gérard, seigneur de la Cour Béranger, premier rang dans la pairie ecclésiastique du comté.

Au moment de la création de l'évêché de Namur, au XVIe siècle, Pie V supprima le titre et la dignité et et réunit l'abbaye et ses dépendances à la même épiscopale.

Ce fut le commencement d'une déchéance si rapide qu'au siècle suivant, il ne restait plus que deux religieux.

L'abbaye eut, cependant, un regain de prospérité peu avant le tourment révolutionnaire; elle fut reconstruite au XVIIIe siècle dans le style de l'époque.

Il reste encore des parties importantes de ces bâtiments. La porte d'entrée s'ouvre sur la place publique. A droite; une niche assez profonde, appelée trou des plaids, abritait autrefois une table en pierre supportée par deux piliers romans.

C'était la table de justice qui servait encore il y a un peu plus d'un siècle aux échevins de SAINT-GERARD pour rendre la justice. Dans le corps principal, le vestibule d'entrée mérite une mention particulière, avec ses arcs de voûtes soutenus par d'élégantes colonnettes en pierre et son escalier en chêne massif avec balustres sculptés, qui conduit à l'étage.

D'autres parties également intéressantes étaient devenues le refuge des chariots et de tout le matériel d'une ferme, lorsqu'on entreprit sa restauration, en 1902-1903, pour recevoir des religieuses françaises; rentrées en France en 1919, ces bâtiments sont depuis occupés par des religieux de l'ordre des Augustins de l'Assomption qui y ont établi un noviciat.

Des vestiges gallo-romains existent au lieu-dit "Try Hallo".qui dépendait, de même que Sosoye, de la seigneurie hautaine de Libenne lou Libinnes; avant la révolution, c'était une terre seigneuriale ayant le titre de vicomté.

Au hameau Bossière, on a exploré un cimetière à incinération des II et IIIe siècles.

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ETYMOLOGIE du nom de Mettet depuis : 935

0935 METTING 1534 METING
0937 METTING 1558 METTING
0987 METINUM 1540 METTEIT
1155 METIN & MELTENS 1561 METTING
1182 METIGNE 1567 METTET
1221 METIGNE 1570 METTEIT
1247 METING & METTING 1590 METTEZ
1285 METINGE 1610 METTET
1289 METINS 1614 METEIT & METTEIT
1388 METINGE & METINGNE 1620 METHEIT & METNET
1431 MELTINUM 1664 METTÈ
1436 MELTIN 1696 METTET
1442 METET 1999 METTET
1533 METEIT  

 

Dans une étude très ancienne, M le Chanoine Roland, étymologiste érudit, croit même que le village de Mettet pourrait bien n'avoir été fondé qu'à l'époque franque (officiellement), car sa dénomination trahit une origine germanique, semble-t-il.

Ne rapproche-t-il pas "Mettet" de "Mettingen", nom d'au moins trois localité germaniques.

Il ne prétend pas que les suffixes "ing" et "ingen" sont identiques, mais il a acquis la conviction que les suffixes "ing" et ses congénères "eng - enc - ang" employés dans la toponymie de nos régions sont d'origine germanique.

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SPICILEGE DE METTET

A diverses reprises le sol de la commune de Mettet a fourni des preuves d'une occupation ancienne.

On peut signaler la trouvaille au "fond de Lony" d'une monnaie gauloise en or, portant le type de l'epsilon accompagné de la lettre V et au revers, un cheval à la queue presque horizontale surmonté des lettres V.I.R.O.

On a découvert également les substructions d'une ferme de l'époque romaine mises à jour à Try-Salet non loin de Somtet, hameau de Mettet.

De plus, il existe près de l'Estroy un cimetière franc dont on a découvert quelques tombes en 1889.

On a trouvé en 1907 contre les haies des jardins d'Hardymont divers débris de maçonnerie et de poterie de la période romaine.

Enfin en 1909 creusant les fondations de la nouvelle porte de Mettet on a trouvé une urne romaine qui fait présumer qu'il doit exister une ou plusieurs tombes en ce lieu.

En conséquence le village de Mettet existait déjà dans la période franque précédant la civilisation et l'occupation romaine.

Cependant la première mention faite de Mettet remonte à un récit de la première moitié du Xème siècle: il figure sous la forme de Metting latinisée en Métium dans la donation de 987 que fit l'empereur OTTON III à l'abbaye de Brogne.

L'existence attestée par cet acte d'une église et d'une ferme avec moulin, brasserie etc.… dans la dite localité reporte son établissement à une date antérieure; mais aucun document ne nous renseigne sur ce qui s'y est passé avant le Xème siècle et ne permet de rattacher le domaine du moyen-âge à celui de l'époque belgo-romaine.

L'éminent archéologue Monsieur le Chanoine Roland croit même que le village de Mettet pourrait bien n'avoir été fondé qu'à l'époque franque car sa dénomination trahit, semble-t-il une origine germanique.

Sa forme la plus ancienne est "Metting", elle se rencontre dans le récit de la translation des reliques de Saint Eugène à l'abbaye de Saint Gérard, récit composé entre 935 et 937.

Elle reparaît plus tard sous les variantes "Metigne" (1221) et "Meting" (1247-1300 etc.).

Elle est latinisée en "Metinum" en 987 et réduite à Metin dès 1155.

La dénasalisation du suffixe in issu de ing a produit en Wallonie la désinence ,è , écrite et, ey , eit, Metet (1442) et enfin, Mettet quoique la prononciation locale conserve Metet (M'tet).

Mettet commune du canton de Fosses et de l'arrondissement de Namur faisait autrefois partie du pays de Liège.

Elle compte plusieurs dépendances: Cocriamont, Corroy, Devant-les-bois, Saint Donat, Estroy, Fontarcienne, Hardymont (1533), Pont au Ry, Le Raboz, Scry, Somtet, Thozée (cette dernière dépendance déjà citée dans un acte fait à Brogne en 1161 "in villa Toscias"), ainsi qu'un très grand nombre de lieux dits parmi lesquels nous nous bornerons à citer: Bauselenne Montigny, Thy Sallet, le Ronchis, les Murias, les Prés aux Rieux, Grand Champs, les Villers, le Chession etc.

A la sollicitation de l'évêque de Liège, Notger et de l'abbé Heribert, L'empereur OTTON III accorda en 987 à la commune de Brogne, l'église et la cour de Mettet avec toutes ses dépendances "Ecelesiam cum eurte sua que dicitur Metinum ad prédictum Bronieux locum (serfs des deux sexes) familia utriusque sexus", culture, moulin, brasserie, dîme de toute la paroisse, acquisition d'aumônes etc.

En l'an 1221, le pape Honorius prit sous sa protection le monastère de Brogne, ses habitants et ses propriétés tout en lui confirmant l'acquisition de l'église de Mettet.

La déclaration des religieux sous la date du 29 avril 1787 mentionne parmi les biens et revenus du monastère à cette époque les suivants: donation de l'évêque de Liège, Rodolphe en 1169, confirmée par l'empereur "La cense d'Al Cour à Mettet, pays de Lège avec droit de patronat et dîme de Coroy les Florennes".

Le terrain de Mettet est très varié. La surface offre successivement des plaines unies ou inclinées et des coteaux escarpés.

La terre végétale repose sur la roche calcaire ou sur le schiste, on y récoltait principalement au commencement du XIXème siècle, de l'épeautre et de l'avoine, un peu de seigle, du froment d'orge, des pommes de terre, des carottes et des betteraves, des fourrages pour la consommation, des fruits etc.

Les propriétés boisées comprenaient environ le quart de la superficie. Les bois se composaient de chênes, de hêtres, des bouleaux, d'ormes et de coudriers.

De nos jours on y voit principalement des futaies de chênes sur taillis.

On y élevait des chevaux propres au service de l'artillerie, des bêtes à cornes, porcs et moutons.

Les anciens documents concernant la localité permettent de constater qu'il y eut toujours beaucoup de chevaux à Mettet et qu'on les laissait pâturer dans les bois.

A ce sujet de droit de pâturage il est relaté un procès en 1285 entre le prieuré d'Oignies et les habitants de Biesme la Colonoise et Mettet.

Un jugement de Jean, Evêque de Liège du 2 mars 1285 débouta ces habitants de leur demande et leur défendit de faire pâturer leurs bêtes dans le bois "del fielle", appartenant au prieuré d'Oignies.

Ces usages de faire pâturer les bêtes remontent à la plus haute antiquité car les Gaulois entretenaient d'immenses troupeaux de porcs qu'il laissaient vaguer en pleine liberté dans les forêts et les pacages.

Pour les rassembler on se servait du son du cor.

Chaque canton avait ses "communs" ou "parcours" pour le pâturage du bétail et il y avait peine de mort contre ceux qui auraient défriché quelque portion.

L'existence des grands enclos rencontrés dans la villa romaine de Bauseleme (Mettet) prouve que l'élevage des chevaux et des bêtes à cornes y était fort pratiqué au IIIème siècle: le développement de cette branche de l'industrie rurale s'explique par l'existence dans les environs de nombreux terrains humides "gaux" et "galettes" propres à la production de pâturages.

Depuis longtemps les habitants de Mettet s'occupaient également de l'exploitation des terres plastiques et de l'extraction du minerai de fer, un dépôt de minerai de fer jaune découvert au sud du village à l'époque de notre union avec la Hollande fut concédé en 1827 à Messieurs de Cartier, de Beaufort et Cockerill et fit l'objet de plusieurs exploitations dans les bois de la Follée les Aises, le petit bois l'Evêque etc… Ce dépôt conservait des traces d'une exploitation antérieure.

Tout le sud du village, le bois l'Evêque, le bois du Prince, Corroy et ses environs sont remplis de scories de fer provenant d'anciennes forges.

Le village contigu, Oret, était construit en partie sur un dépôt de scories de 5 mètres d'épaisseur qui furent enlevées en 1871 pour en extraire le fer que les procédés imparfaits de nos anciens métallurgistes n'avaient pu retirer.

Il existe aussi des sillons dans les bois et les terres du nord de la commune.

Les villas belgo romaines montrent toutes des traces du travail du fer dont l'exploitation à Mettet et dans les environs n'a probablement jamais cessé d'une façon absolue depuis l'antiquité jusqu'à nos jours.

Les archives locales et plusieurs lieux-dits nous ont conservé le souvenir de travaux sidérurgiques autrefois en activité par exemple "les minières de Bambois" (1577), la "minière Thomas" à la "minière Massart" (1561), "Au chemin des minières", "Feronchamps" (1587), "Bois du fourneau", "Pré al forge" etc.

Il est probable que c'est à la présence de mines de fer dans l'entre-Sambre et Meuse que l'on doit la richesse des comtes de Namur qui se manifesta par les belles séries monétaires de certains d'entre eux comme Guillaume le Riche (1337-1391), Guillaume II (1391-1418) à une époque ou des voisins beaucoup plus puissants ne possédaient pas tous un numéraire aussi abondant et d'aussi grande valeur.

L'exploitation de ces mines remonte aux époques les plus reculées car on y a rencontré des incrustations de fer hydraté sur des fragments de bois ou de fer abandonnés par les mineurs qui travaillèrent dans les temps anciens.

Arrosé par de puissantes sources, le territoire comptait alors soit des cours d'eaux et probablement des viviers étendus qui procuraient aux habitants de précieuses ressources en poisson: Câtons le vivier, "des belles cives" (1442), "vivier Damanet" (1545), "vivier Dalmagnes" (1560), "le petit vivier d'Hardimont".

Bien qu'ayant toujours été voisins d'établissements industriels, il est prouvé que les habitants de Mettet n'ont pas cessé de tirer leurs principales ressources de l'agriculture et leurs occupations sont restées sensiblement les mêmes qu'à l'époque belgo-romaine.

On peut retrouver des traces d'occupation de Mettet depuis le 1er siècle après Jésus Christ.

Toutes les guerres entre les Francs et les Romains ne semblent pas avoir intéressé la région de l'Entre-Sambre et Meuse protégée parla forêt charbonnière et ce n'est guère qu'en 337 après Jésus Christ, que les Francs prirent définitivement pied chez nous.

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Sorciers et sorcières dans la région de Mettet

Même si le mot "acquitté" revient parfois à la fin du procès, l'acquittement n'existait pratiquement pas, car le "condamné" devait payer les frais relativement énormes et était pratiquement toujours banni. Condamnation pire que la mort, car le malheureux était redouté et fuit comme un pestiféré.

Voici quelques endroits d'exécutions:

"Al,d'justice" dans une terre située au nord de la route actuelle de Fraire-Rouillon, "Al Justice de Méchamps" du coté de Thozée, "Aux justices" derrière la ferme de Montigny à Scry, "Chaud buisson" à Biesme, "Pré du Moulinier" au Hamal (hameau) sur l'Herbay (Herbier), "Au Rivaux" (fond des Rivos) entre les (Vilés et Méchamps), "Pré Bachets" entre Cocriamont et Le Roux, "Au Beubois" (Au beau bois).

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Liste chronologique des sorciers et sorcières jugés dans la région de Mettet

 

1522 Jacqueline NAUFVE de St Gérard acquittée
1528 N.ROLENDE de Biesme fouettée et bannie
1533 N. MARIE de Biesme acquittée
1545 Ghislaine ADAM d'Ermeton sur Biert brûlée
1546 Jeanne LEONARD d'Ermeton sur Biert brûlée
1549 Jehenne JACQUEMAIN de Mettet brûlée
1550 Cathon ROIENNE de St Gérard brûlée
1552 Sybille AUBRY d'Ermeton sur Biert acquittée
1561 Cornéliçs de HOUTOY acquitté
1561 Jeanne DEVILLERS de Biesme brûlée
1561 Jeanne DELVAUX de Biesme bannie
1575 Marie GOFFART de Biesme brûlée
1575 Marguerite MARTINIET (vaudoise) acquittée
1576 Catherine COLLARD JADO de Mettet brûlée
1585 Jehenne de HESTROYE(de l'Estroit) brûlée
1585 Catherine PIEROT de Biesme bannie
1585 Marie PIEROT de Biesme bannie
1585 Elisabeth de GRAUX interrogée
1585 Appoline ROUSSEAU interrogée
1585 Marguerite HUBERT de Graux interrogée
1585 Marguerite DESTOU d'Ermeton Sur Biert interrogée
1593 Jehenne MATHO d'Hanzinne servante du curé de Mettet brûlée
(Marguerite PURIN avant sa propre exécution avait "dénoncé" J.MATHO)
1596 Jeanne d'ARBRE de Biesme brûlée
1601 Marie LAFFINEUR de Biesme brûlée
1601 Marie LEFEVRE de Biesme torturée et bannie
1601 Guillaume GLUSMEN de Biesme banni
1606 Guillaume de LIEGES de Bossière brûlé
1608 Marguerite WILMOT de Mettet morte en torture
1609 Jonnay WARVIER de Mettet brûlé
1610 M.PRISCETTE de Mettet brûlée
1614 Jehenne RAMELOT de Mettet torturée
1615 Anne HANBAN de Mettet torturée pendant 6 jours
1615 Marie LA PLAIGE de Scry brûlée
1616 Jehanne TOCQUIN de Mettet (application des "grusions" puis relaxée mais frais à sa charge)
1616 Jehenhe JACQUIN de Mettet acquittée
1616 Marie de POIGNE de Mettet brûlée
1617 Marie URBAIN de Mettet brûlée
1618 Catherine de COCRIAMONT Mettet brûlée
1626 Catherine TILMAN de Biesme bannie
1628 Isabeau ROMAIN de Biesme brûlée
1628 M. PIROTTIN de Biesme brûlée
1628 Marie BASO de Mettet bannie puis fut brûlée
1628 Anne de FOID de Mettet brûlée
1628 Catherine MASSART de Mettet acquittée
1628 Anne MAGISTERE de Mettet brûlée à Scry au “Rivaux"
1628 L'Archère de Mettet (une bossue de 15 ans) brûlée
1628 Marie EUGENE de Scry brûlée
1628 Une boiteuse de Mettet (couturière à Stave) brûlée
1628 Catherine le BERGIER de Mettet acquittée
1628 Marie TAYENNE de Scry dénoncée et arrêtée
1628 Anne GEORGES de Mettet dénoncée et arrêtée
1628 Anne veuve Jan CHAUDOIR d'Hanzinne demeurant au Fond des Viviers de Mettet exécutée
1628 La femme de Martin BURNEAU de Stave torturée
1630 Jeanne JONEAU de Bossière brûlée
1631 Catherine POIRE de Biesme brûlée

Dès 1628 (année record d'exécution), il n'y a plus trace de procès en sorcellerie à la cour de Mettet Thozée.

Le présent texte est dû à la plume de mon ami Marc Laheurte     
(Marc du hameau)    

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