Sommaire
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Belgique |
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Depuis la fusion
des communes, Mettet regroupe désormais 9 anciennes
communes: Mettet - Biesme - Biesmerée - Ermeton Sur Biert -
Furnaux - Saint Gérard - Graux - Oret - Stave.
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La Maison Communale de Mettet
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Présentation
Notre
région couverte par un massif forestier n'était
guère accessible; elle n'était ouverte par aucune
large vallée, ni par aucune voie fluviale.
Notre sombre Marlagne,
avec ses forêts entrecoupées d'étangs a-t-elle
été habitée, à certains moments, selon
les besoins, les obligations, par l'homme du néolithique,
par le Celte? On ne peut l'affirmer.
Une chose est certaine,
à Aiseau, Falaën, Montaigle et Presles des hommes se
sont livrés à une industrie de la pierre. Selon
l'histoire, notre région devait être occupée
par les Aduatiques.
Qu'y ont-ils fait ? Les
sources nombreuses, les pâtures humides, les forêts,
les gisements de minerais, les ont-ils groupés ?
Mystères.
Il faut remonter au
XIème siècle pour que, dans un écrit, Mettet
soit cité une première fois. Cependant en 1903,
étaient découverts et mis à jour les vestiges
d'une villa romaine: La villa BAUSELENNE. Cette dernière
était située à l'ouest du village de Scry,
à proximité de la route METTET BIESME, au
lieu dit "Les Murias". Si dans notre commune, les anciens se sont
peu souciés de notre passé, nous avons eu la chance
d'avoir parmi nos habitants un archéologue averti, Monsieur
Paul Rops, avant 1900.
C'est sous sa direction
que la société archéologique de NAMUR a
procédé aux fouilles et a pu ainsi faire "parler"
nos vieux murs de BAUSELENNE.
Cette bâtisse
s'étendait sur environ trois hectares, tandis que les
constructions et enclos couvraient dix hectares.
Peu de temps auparavant,
les substructures d'une autre construction romaine avaient
été décelées au "TRY-SALET" . Elles se
révélèrent comme provenant plutôt d'une
exploitation agricole alors que la villa BAUSELENNE montrait
qu'elle avait été un centre de culture,
d'élevage et de forgerie.
Dans un texte de Henry DE
LEYEN Evêque de Liège, il est confirmé que son
neveu GODEFROID, abbé de BROGNE a fait l'acquisition d'une
terre à THOZEE ( bien situé entre St GERARD et
METTET ) en 1161. " In villa Taseias" dit cet écrit. Selon
toute vraisemblance, l'origine de METTET remonterait donc non pas
deux, mais à trois villas gallo-romaines, à savoir:
BAUSELENNE TRY- SALET et THOZEE.
Le choix du site de
BAUSELENNE s'explique pour bien des raisons.
A proximité, nos
ancêtres avaient vu la possibilité d' ouvrir une
carrière de pierres calcaires ainsi qu'une sablière
dont des traces sont restées apparentes de nos jours. La
région était également riche en marbre et en
minerais de fer. Aussi, cette villa BAUSELENNE devint une des plus
vastes de la région.
En effet, n'y a-t-on pas
retrouvé les pièces d'habitations avec leurs
installations et leurs conduites de chauffage à air chaud,
les hypocaustes et le stockage du bois, les installations de bain
et une forge?
On peut encore admirer de
nos jours des restes très marquant d'une belle conduite
d'eau pure de deux km de long avec cinq bassins de
décantation et d'épuration.
Cette villa constituait
une vraie cellule sociale. En plus de l'habitation, on y trouvait
une ferme et une brasserie (pierres tombales et brasseurs avec
bas-reliefs ont été retrouvés lors des
fouilles).
La proximité de la
carrière permit même à nos ancêtres
délever un mur dit "de pierres sèches" afin de
servir de mur de clôture à une prairie. Ce mur peut
toujours être admiré par le passant
d'aujourd'hui.
Par d'autres vestiges et
indications, les archéologues furent amenés à
reconnaître dans cette villa un grand centre
d'élevage de chevaux, de bêtes à
cornes.
Les terrains humides
favorables à la pâture situés à cet
endroit confirment la thèse de ces
archéologues.
La société
archéologue de NAMUR détient des décorations
murales, des marbres, bronzes, verres et autres objets
remarquables venant de découvertes faites sur le site de
cette villa (Poteries Têtes de
bronze).
De nombreuses habitations
locales démontrent encore à suffisance que des
matériaux de ces villas furent utilisés à
leurs constructions. Ces matériaux existaient en telle
abondance qu'ils aidèrent à la construction des
abbayes voisines, telles que FOSSE en 653, BROGNE (St GERARD) en
901 et Oignies en 1187. Ces matériaux épars peuvent
encore être décelés dans les chemins et sur
certains ruisseaux voisins de la villa.
Cette destruction de
BAUSELENNE dure jusqu'aux environs de 1850 et finalement, on la
démolit systématiquement et très bas dans le
sol, afin de permettre la culture.
C'est seulement en 935
qu'il est fait mention de METTET comme tel dans un récit
rédigé à la demande de St. GERARD
lui-même à un de ses moines. Celui-ci y raconte la
translation des reliques de Ste EUGENIE DE TOLEDE à
l'abbaye de BROGNE.
Une chronique
écrite entre 935 et 937 parle de METTET sous la forme de
METTING. Il sera ensuite, en 987, latinisé en METTINUM dans
l'acte de donation de l'Empereur OTTO III de la seigneurie de
METTET, à la communauté de BROGNE.
Cet acte de donation
prouve de façon indiscutable l'importance de METTET
à cette date. Grâce à des documents tenus et
conservés à l'abbaye de FOSSES, on a pu lire "METTET
s'est développé à côté de FOSSES
qui, dès le Vème siècle, grâce à
St. FEUILLEN, vit et rayonne, rivale à l'époque de
HUY, THUIN, DINANT. NOTGER en fit une ville en
974".
Cet acte de OTTO III
précise encore la donation de l'église et de la cour
de METTET avec toutes les dépendances : Serfs des deux
sexes, fermes, cultures, moulins, brasseries, dîmes de toute
la paroisse, acquisition d'aumônes,
etc
.
Il est normal de penser,
aux termes de cet acte de donation, jusqu'à cette date un
village s'était développé. Par contre, selon
l'avis de Monsieur le Chanoine ROLAND et en raison de la
dénomination " METTING", l'origine du village serait
franque et n'aurait été fondé qu'a cette
époque.
Selon Monsieur Alfred
CORNOY, METTING viendrait du latin METTUIS (habitation de METTUIS)
patronyme fréquent chez les romains.
Après avoir
été successivement METTING, METTINUM, le nom de la
localité est encore modifié en "METTIN" en 1155. En
1182 il est devenu "METTINUM","METIGNE" en 1211. En 1386, il
redevient "METTTING" pour finalement prendre une tournure plus
actuelle "METTET" en 1442. Un peu plus tard, il s'orthographiera
METTET.
Avançant dans le
passé, à l'époque féodale, METTET
dépendait du doyenné de FLORENNES et de la
principauté de LIEGE.
Le prince
évêque de LIEGE, RADULPHEE en 1169, confirme en
effet, par ordonnance, la donation faite par l'empereur OTTO III
en 987. On possède même de nouvelles
précisions quant à cette ancienne donation. En 1787,
un registre cite certains biens: "La cense d' Al Cour", un bois
nommé le couvert ou le "CORROY" ainsi que la "dîme de
METTET, COCRIAMONT et ses dépendances.
Juste derrière
l'église de METTET se trouve toujours un
pied-à-terre du Prince Evêque (Le
Presbytère).
Cette maison en pierres
bleues du pays est devenue le presbytère.
En 1161, Henry DE LEGEN,
évêque de LIEGE confirme l'acquisition d'une terre
à Thosée, faite par son neveu GODEFROID, abbé
de BROGNE.
Qu'advint-t-il de METTET
sous les Mérovingiens et les Carolingiens? Il n'y a pas de
document. On suppose que le village s'est développé
autour des villes en deux ou trois habitats dont le plus important
fut MONTIGNY qui deviendra SCRY. Ensuite, le centre de METTET
s'est agrandi autour d'une église, de la ferme "Al
Coù" et du château (devenu actuellement maison
communale).
Le développement
religieux et économique de l'abbaye de BROGNE fera
apparaître le proche PONTAURY, à moins que ce dernier
ne doive sa naissance à la proche et défunte villa
TOSEIAS.
En 1248, le prince
évêque Robert DE THOUROTTE acquiert l'avouerie de
METTET qui s'ajoute aux quelques cent mille hectares de son
quartier de l'Entre-Sambre et Meuse. Le cinquième du pays
de LIEGE en étendue.
En 1258, BROGNE
possède les deux plus importantes fermes "Al-Coù" et
"MONTIGNY" ? La communauté rurale se développe
autour du voisinage des abbayes de FOSSE (650), MALONNES (692),
BROGNE (619), GEMBLOUX (622), FLORENNES (1010) et OIGNIES (1192)
sur l'espace libre créé par l'essartage et la
culture entre la forêt de la Marlagne (nord) et celle de
Biert (sud). Elle est divisée en deux seigneuries: METTET
et THOZEE SCRY. Jusqu'à la fin de
l'Ancien-Régime, les Princes Evêques de LIEGE seront
les seuls seigneurs de ces lieux.
De la période
bourguignonne, seule une rue de METTET, "la rue Croix de
Bourgogne" en rappelle la trace. C'est sans doute parce qu'on y a
découvert une borne frontière gravée de la
croix de St André.
Il existe beaucoup de
zones d'ombre dans ce chapitre historique sur le village de
METTET. Après la période bourguignonne, mal connue,
il faut le reconnaître, ce n'est que dans la seconde
moitié du XVIIIeme siècle que l'on retrouve quelques
documents fixant les impôts, les formalités
électorales, la composition du conseil
communal.
Suivant la carte de
FERRARIS (17..), le village de METTET et ses hameaux apparaissent
toujours comme des clairières dans la forêt du BIERT
et de la MARLAGNE. C'est à partir de ces villages, avec
leurs besoins domestiques, ceux de l'industrie naissante,
l'exercice du pâturage et l'essartage que commencent
l'entame du domaine sylvestre.
L'occupation
française de la Révolution et de l'ère
napoléonienne qui suivit a laissé de nombreuses
traces. Des documents prouvent qu'il y a eu des
réquisitions d'hommes, de chevaux, de chariots et de foin
pour les armées de Napoléon.
La loi sur la
conscription militaire du 5 sep. 1798 fut
généralement mal accueillie. Dès 1799, chaque
commune devait fournir annuellement un nombre variable de
conscrits. Un tirage au sort désignait les partants.
L'arrêté consulaire du 18 thermidor an 6 (7-1802)
ordonnait aux conseils municipaux de valider les engagements des
conscrits.
Durant les guerres de
l'Empire, la conscription s'exerça avec la plus grande
vigueur. C'est ainsi que FURNAUX, autrefois FENAL, subit le destin
de toutes les communes envahies par les républicains
français qui imposèrent leurs lois à nos
populations. Faisant partie du département d'Entre-Sambre
et Meuse, le village de FURNAUX dut fournir son contingent de
jeunes gens pour le service militaire des armées de la
République d'abord, de l'Empire ensuite.
Certains de nos
concitoyens furent réfractaires aux décrets de
mobilisation de l'Empereur et durent se cacher.
Actuellement encore se
dresse, près du lieu de cachette appelé "Trou des
Nutons", une croix où un de ces réfractaires fut
abattu par des soldats français. A propos de ce lieu-dit
"Trou des Nutons" il s'agit d'un caverne naturelle avec un
souterrain (l'entrée est toujours visible)
éboulé qui, selon certaines vieilles personnes,
aurait relié le bois de la villa BAUSELENNE et le
château de SCRY. Cela est vraisemblable mais non
vérifié.
J'ai dit tantôt que
certains de nos concitoyens avaient été
réfractaires à leur mobilisation aux armées
françaises de l'Empire. A ce sujet, il me paraît
intéressant de rapporter cette anecdote.
"Quand un homme
était réfractaire au service, le police
impériale aux armées envoyait au domicile de
l'insoumis un soldat qu'on appelait le "Garnissaire". Tant que le
rebelle ne s'était rendu, sa famille devait lui fournir sa
nourriture et le logis".
Le mot "Garnissaire" est
d'ailleurs resté dans le patois de notre région et
doit être compris comme synonyme de gai luron, chercheur de
tous les plaisirs.
Peu de temps après
cette invasion, METTET devint une commune Grâce à la
création de grands axes routiers tels FOSSES
PHILIPPEVILLE et ROUILLON FRAIRE et des voies de
communication ferroviaire TAMINES DINANT et METTET
CHATELINEAU le village et ses hameaux vont s'étendre,
l'aspect de champs et pâtures coupés de terrains en
jachère et de haies nombreuses changera, donnant à
la commune un nouvelle configuration.
A l'image du pays tout
entier, l'histoire de METTET, entre la fin du XIXème
siècle et la première guerre mondiale, fut
très calme; la révolution industrielle s'y fit sans
agitation sociale. Elle ne fut marquée que par une
légère immigration ouvrière quittant les
exploitations agricoles pour aller travailler dans le bassin
industriel de Charleroi. Notons que les ouvriers restèrent,
pour la plupart, implantés dans leur village.
Attachés à leur terroir, ils
préféraient effectuer chaque jour les
déplacements rendus possibles par les deux lignes de
chemins de fer (1880) METTET-CHATELINEAU et DINANT-
TAMINES-CHARLEROI.
La guerre 1914-1918,
laisse un souvenir glorieux, certes, mais triste, en raison d'un
tribut assez lourd que la commune dû payer en soldats et
civils tués. " ORET est le dernier village dont" s'emparent
les Allemands avant d'atteindre la route BIOUL-FRAIRE. "Des
combats se livrent à WAGNEE (BIESME).
"Le 24 août,
l'ennemi met le feu à 65 maisons. Deux hommes
étrangers au village sont fusillés à la
chapelle Saint Hubert. "A METTET, ils ont incendié 16
maisons et ont pillé partout". Quatre hommes ont
été tués.
La guerre de 1940-1945,
commença d'abord par un exode massif des 9/10eme de la
population en direction de la France. Leurs colonnes
étaient, à elles seules, un spectacle insolite et
triste.
Certains se
déplaçaient à pied, d'autre avec des
véhicules attelés enfin d'autres, plus rare,
étaient en voiture. A 70 km de METTET, tout le monde avait
le même vitesse en raison des embouteillages monstres du
Nord de la France.
Beaucoup de ces
réfugiés furent rejoints par les Allemands aux
environs de St. QUENTIN (AISNE), d'autre furent encerclés
à la côte belge jusqu'à la capitulation. A
leur retour, en beaucoup d'endroits, ils trouvèrent des
maisons pillées ou détruites.
Après l'invasion
allemande, ce fut l'occupation. D'abord, très supportable,
elle nous amena ensuite son cortège de misères,
brimades, déportations, arrestations et ravitaillement de
tous les produits de première
nécessité.
Heureusement, tout cela
prit fin avec l'arrivée des Américains. METTET fut
libéré le 4 septembre 1944. Cette libération
donna lieu à des réjouissances inoubliables. Nos
prisonniers de guerre, politiques et déportés ne
devaient rentrés qu'en 1945. Depuis lors, la vie
s'écoule normale et paisible. Comme dans beaucoup de
régions rurales situées à proximité de
grandes villes, de nombreuses nouvelles maisons ont
été construites et METTET compte de nombreux
nouveaux habitants.
En 1977, METTET et ses
environs ont connu la fusion des communes.
Haut
1.
SITUATION DU VILLAGE DE METTET.
Le village de Mettet est
situé à 4° 38 de longitude est et à
50°12 de latitude Nord, dans le sillon Sambre et Meuse de la
région condruzienne.
Une distance de 15 km le
sépare des deux rivières, la Sambre et la Meuse,
limitant la région.
Il est situé
à 30 km des villes de Dinant, Charleroi et
Namur.
Au point de vue
administratif, Mettet fait partie du canton de Fosses, de
l'arrondissement de la province de Namur.
Au point de vue
judiciaire, il dépend de la Justice de Paix de Fosses et du
Tribunal Correctionnel de Namur.
2.
FORME-ETENDUE-BORNES.
Le territoire d'une
superficie de 2928 hectares affecte la forme d'une banane dont la
partie convexe présenterait deux
gibbosités.
Il s'étend sur une
longueur de 18 km et une largeur moyenne de 2 km.
Il se divise en un grand
nombre de hameaux.
Certains fort importants:
Scry
Le moulin de
Scry
Devant-les-Bois
Pontaury
D'autres plus petits:
Somtet
L'estroit
Corroy
Rabooz
Hennevauche
Hardymont
Le
hameau
Thozée
Et une quantité de
lieux-dits:
3. LES AUTRES
VILLAGE.
Bien que
géographiquement très proches de METTET, les
anciennes communes de l'entité ont souvent une histoire et
des origines différentes.
BIESMEREE.
236, 47 m. d'altitude au
seuil du presbytère.
Superficie : 763
hectares.
Sol calcaire
minerai de fer agriculture carrière de sable
et de pierre calcaire. Cimetière Franc.
Cours d'eau : le ruisseau
de Biesmerée ( ou de Floye).
Château seigneurial
de Biesmerée.
Ancienne église de
style ogival des environs de 1875.
La seigneurie hautaine de
Biesmerée et de Fraire (hameau) fut concédée
par engagère, l'an 1626 , à Simon
Gobart; son petit-fils, Jean Simon Gobart, la relevée en
1647 et la vendit la même année à Arnould de
Willieguer, son beau-frère, d'où elle passa à
Paul-Philibert Gobart, qui la releva en 1664 et la transporta la
même année, par donation à Jean Tournon, veuf
de Marie Gobart, sa tante. Celui-ci la céda en 1684
à Winand de Ville. Elle passa enfin, en 1730, par mariage,
au duc de Montmorency.
Baillage de
Bouvignes.
964: BERMERIACUS
1927: BERMEREES. Le primitif BERMERIACUM dérive du nom de
personne BERMAR.
Haut
ERMETON
SUR BIERT.
212m. d'altitude au seuil
de l'église.
Superficie:849
hectares.
Terrain montueux
plaines inclinées agriculture
carrières de petit granit, de sable pour verrerie, de
minerais de fer et de grès scierie de pierres,
polissoirs de marbre.
Cours d'eau: le ruisseau
de Biesmerée La Molignée.
Ancienne seigneurie avec
haute, moyenne et basse justice. Le fief d'Ermeton fut
concédé par le Comte Jean de Namur, dans la
première moitié du XIVe siècle à
Jacquemain de BOSSOIT. Cette terre a été
cédée en 1603 par les archiducs Albert et Isabelle,
à jean de Waha, seigneur de Grand-Champs, d'où, en
1630, elle passa par achat à SIMON GOBART, en 1653. Elle
passa ensuite dans la famille de la Raudière; la
douairière de la Raudière en fit relief de main
à bouche en 1771.
Baillage de
Bouvignes.
1280: ERMETON 654:
HERMETONES.
Galliot écrit
ERMETON-SUR-BIERT.
UN PEU
D'HISTOIRE
.GRAUX.
248m. d'altitude au seuil
de l'église.
Superficie: 607
hectares.
Terrain assez
inégal sol sablonneux et calcaire minerai de
fer agriculture.
Château de Graux
Villa belgo-romaine.
Galliot écrit: le
village de Graux, situé à quatre lieues de
Namur dans le quartier de l'Entre Sambre et Meuse, est une
seigneurie décorée du titre de baronnie. Elle
appartient à l'abbaye d'Alne.
Baillage de Bouvignes.
668-669: GRAU 1338: GRAUS GRAUZ GRAULZ
GRAULS GRAS Etc
..
Le chanoine G.C. Roland
écrit Grau.
Haut
FURNAUX.
244m.
d'altitude au seuil de l'église.
Superficie: 497
hectares.
Terrain et sol
variés pays agricole, boisé
carrières de pierres bleues.
Cours d'eau: le ruisseau
de Floye; la Molignée.
L'église
possède des fonds baptismaux du XIe ou XIIe
siècle.
Au XVIIIe siècle,
la seigneurie de Fenal ou Furnaux se composait d'un beau et vaste
château, de 175 bonniers de terre labourables, et de 30
prairies, de 140 de bois, plus une ferme, une brasserie et un
moulin banal.
Le plus ancien seigneur
de Fenal connu est Godefroid, fils de Jean de Fenal, il vivait en
1325.
La seigneurie de Fenal
dépendait de la cour féodale de Morialmé
Baillage de Bouvignes.
Le baron de Granges,
(Messire Henri de Bruyas), gouverneur de Philippeville, fut
seigneur usufructuaire de la terre de Fenal, pendant près
de quarante ans, vers le milieu du XVIIIe
siècle.
Il y avait haute, moyenne
et basse justice. Autrefois, FOURNEAUX, FURNEAUX, FENAL, FURNEAU,
FERNEAU, Etc
C.G. Roland écrit
"Furnaux ou Fenal, commune du canton de Fosses". On dit "Commune
de Furnaux" et "paroisse de Fenal" ; mais, en wallon, c'est
indistinctement" Furanux". C'est abusivement que certains
dictionnaires géographiques intitulent Fenal,
dépendance de Furanux. Ce village tire sa
dénomination de Flena, un ruisseau qui se jette dans l'
Ermeton, au sud de la commune.
Haut
ORET.
232m. d'altitude à
l'école communale de filles.
Superficie: 569
hectares
Baillage de Bouvignes
terrain varié coteaux et plaines sol
argileux et silicieux minerais de fer sable blanc
pour verreries, faïenceries et céramiques
terres plastiques réfractaires kaolin engrais
chimiques chicorées meunerie
tannerie.
Cours d'eau: d'Oret ou
Biesmes, qui naît sur le territoire et se jette dans la
Sambre, à Oignies, après un parcours de 20 kms.,
activant sur son cours plusieurs moulins à farine et
plusieurs scieries de marbre. L'existence d'Oret remonte à
une époque éloignée. Depuis l'an 125 il est
séparé du village de BIESME; plus anciennement
encore, il a fait partie pour le spirituel de la
commune de PRY, près de WALCOURT.
On a découvert sur
son territoire, dans un tombeau antique, placé entre deux
rochers, des ossement auprès desquels gisait un vase
presque plat renfermant une urne lacrymatoire et une pièce
de monnaie romaine (de cuivre) de TRAJAN (L'an 98 de
J.C.).
La seigneurie hautaine
d'Oret fut vendue l'an 1664 à Françoise Le Brun
veuve de J.B. du Tireu, seigneur d'Ottignies,
quartier-maître général du
Hainaut.
Guillaume-Frédéric
de Brias releva cette seigneurie en 1704 et la posséda
jusqu'en 1718. Marie-Thérèse Françoise
Dutrieu, dame d'Ottignies releva ensuite cette terre; d'où
elle retourna dans la maison de Brias
Alphonse-Ferdinand-François-Frédéric, comte
de Brias, seigneur de Morlanwez, en fit relief en
1776.
Haut
BIESME.
206,80 m. d'altitude au
seuil de l'église.
Superficie: 2133
hectares.
Terrain très
inégal plaines et coteauxagriculture
minerai de fer terre plastiquecarrières de
marbre, de granit, de pierres de taille et à chaux
scieries polissoirs.
Cours d'eau: la Biesme,
affluent de la Sambre.
L'église est
remarquable par son antiquité; le chur, en style
gothique, date du XVIe siècle,la grande nef est de 1058.
Belle crypte au-dessous du chur.
Biesme, qui doit son nom
à son ruisseau, se révèle pour la
première fois sous l'appellation de Beverna, cette
localité est surnommée "La Colonoise" parce qu'elle
fut donnée jadis à l'église
Saint-Gédéon de Cologne.
C'est un des endroits les
plus anciennement connus du Comté de Namur. Un usage assez
étrange existait dans ce village, au XIVe siècle et
remontait sans doute aux premiers temps de son
origine.
Lorsque les
"échevins de Biesme ne se sentaient pas assez sages
pour juger" c'est-à-dire lorsque la jurisprudence locale ne
leur semblait pas suffisamment établie sur un cas
donné, ils se rendaient près d'une pierre
placée dans la localité ou d'un buisson appelé
la Bernardhaye. Là, ils réunissaient les anciens du
village et prenaient leur avis.
Cette coutume ayant
donné lieu à des abus, on soumit, en 1414, la chose
à l'arbitrage du Comte Guillaume II. Celui-ci
déclara qu'à l'avenir l'échevinage aurait
pour "chef et ressort" le magistrat de Namur et suivrait la loi de
cette ville. Ancienne seigneurie hautaine qui fut vendue, l'an
1671, à J. de Gosée, bailli de Bouvignes, qui la
transmit à son fils Jean-Théodore de Gosée
(relief de 1698); celui-ci la vendit à
Martin-Alexandre.
Haut
SAINT-GERARD.
237M. d'altitude au seuil de l'église.
Superficie: 2664
hectares.
Sol calcaire et pierreux
agriculture carrière de marbre, de pierres de
taille minerai de fer vinaigrerie brasserie
scierie de marbres.
Cours d'eau: le ruisseau
de Burnot (affluent de la Meuse) qui prend sa source sur le
territoire.
Château de
Saint-Gérard.
Sur son territoire,
s'élevait l'abbaye de Brogne, fondée dit-on en 909,
par Saint Gérard, seigneur de la Cour Béranger,
premier rang dans la pairie ecclésiastique du
comté.
Au moment de la
création de l'évêché de Namur, au XVIe
siècle, Pie V supprima le titre et la dignité et et
réunit l'abbaye et ses dépendances à la
même épiscopale.
Ce fut le commencement
d'une déchéance si rapide qu'au siècle
suivant, il ne restait plus que deux religieux.
L'abbaye eut, cependant,
un regain de prospérité peu avant le tourment
révolutionnaire; elle fut reconstruite au XVIIIe
siècle dans le style de l'époque.
Il reste encore des
parties importantes de ces bâtiments. La porte
d'entrée s'ouvre sur la place publique. A droite; une niche
assez profonde, appelée trou des plaids, abritait autrefois
une table en pierre supportée par deux piliers
romans.
C'était la table
de justice qui servait encore il y a un peu plus d'un
siècle aux échevins de SAINT-GERARD pour rendre la
justice. Dans le corps principal, le vestibule d'entrée
mérite une mention particulière, avec ses arcs de
voûtes soutenus par d'élégantes colonnettes en
pierre et son escalier en chêne massif avec balustres
sculptés, qui conduit à
l'étage.
D'autres parties
également intéressantes étaient devenues le
refuge des chariots et de tout le matériel d'une ferme,
lorsqu'on entreprit sa restauration, en 1902-1903, pour recevoir
des religieuses françaises; rentrées en France en
1919, ces bâtiments sont depuis occupés par des
religieux de l'ordre des Augustins de l'Assomption qui y ont
établi un noviciat.
Des vestiges
gallo-romains existent au lieu-dit "Try Hallo".qui
dépendait, de même que Sosoye, de la seigneurie
hautaine de Libenne lou Libinnes; avant la révolution,
c'était une terre seigneuriale ayant le titre de
vicomté.
Au hameau
Bossière, on a exploré un cimetière à
incinération des II et IIIe siècles.
Haut
ETYMOLOGIE
du nom de Mettet depuis : 935
| 0935
METTING |
1534
METING |
| 0937
METTING |
1558
METTING |
| 0987
METINUM |
1540
METTEIT |
| 1155
METIN & MELTENS |
1561
METTING |
| 1182
METIGNE |
1567
METTET |
| 1221
METIGNE |
1570
METTEIT |
| 1247
METING & METTING |
1590
METTEZ |
| 1285
METINGE |
1610
METTET |
| 1289
METINS |
1614
METEIT & METTEIT |
| 1388
METINGE & METINGNE |
1620
METHEIT & METNET |
| 1431
MELTINUM |
1664
METTÈ |
| 1436
MELTIN |
1696
METTET |
| 1442
METET |
1999
METTET |
| 1533
METEIT |
|
Dans une étude
très ancienne, M le Chanoine Roland, étymologiste
érudit, croit même que le village de Mettet pourrait
bien n'avoir été fondé qu'à
l'époque franque (officiellement), car sa
dénomination trahit une origine germanique,
semble-t-il.
Ne rapproche-t-il pas
"Mettet" de "Mettingen", nom d'au moins trois localité
germaniques.
Il ne prétend pas
que les suffixes "ing" et "ingen" sont identiques, mais il a
acquis la conviction que les suffixes "ing" et ses
congénères "eng - enc - ang" employés dans la
toponymie de nos régions sont d'origine
germanique.
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SPICILEGE
DE METTET
A diverses reprises le
sol de la commune de Mettet a fourni des preuves d'une occupation
ancienne.
On peut signaler la
trouvaille au "fond de Lony" d'une monnaie gauloise en or, portant
le type de l'epsilon accompagné de la lettre V et au
revers, un cheval à la queue presque horizontale
surmonté des lettres V.I.R.O.
On a découvert
également les substructions d'une ferme de l'époque
romaine mises à jour à Try-Salet non loin de Somtet,
hameau de Mettet.
De plus, il existe
près de l'Estroy un cimetière franc dont on a
découvert quelques tombes en 1889.
On a trouvé en
1907 contre les haies des jardins d'Hardymont divers débris
de maçonnerie et de poterie de la période
romaine.
Enfin en 1909 creusant
les fondations de la nouvelle porte de Mettet on a trouvé
une urne romaine qui fait présumer qu'il doit exister une
ou plusieurs tombes en ce lieu.
En conséquence le
village de Mettet existait déjà dans la
période franque précédant la civilisation et
l'occupation romaine.
Cependant la
première mention faite de Mettet remonte à un
récit de la première moitié du Xème
siècle: il figure sous la forme de Metting latinisée
en Métium dans la donation de 987 que fit l'empereur OTTON
III à l'abbaye de Brogne.
L'existence
attestée par cet acte d'une église et d'une ferme
avec moulin, brasserie etc.
dans la dite localité
reporte son établissement à une date
antérieure; mais aucun document ne nous renseigne sur ce
qui s'y est passé avant le Xème siècle et ne
permet de rattacher le domaine du moyen-âge à celui
de l'époque belgo-romaine.
L'éminent
archéologue Monsieur le Chanoine Roland croit même
que le village de Mettet pourrait bien n'avoir été
fondé qu'à l'époque franque car sa
dénomination trahit, semble-t-il une origine
germanique.
Sa forme la plus ancienne
est "Metting", elle se rencontre dans le récit de la
translation des reliques de Saint Eugène à l'abbaye
de Saint Gérard, récit composé entre 935 et
937.
Elle reparaît plus
tard sous les variantes "Metigne" (1221) et "Meting" (1247-1300
etc.).
Elle est latinisée
en "Metinum" en 987 et réduite à Metin dès
1155.
La dénasalisation
du suffixe in issu de ing a produit en Wallonie la
désinence ,è , écrite et, ey , eit, Metet
(1442) et enfin, Mettet quoique la prononciation locale conserve
Metet (M'tet).
Mettet commune du canton
de Fosses et de l'arrondissement de Namur faisait autrefois partie
du pays de Liège.
Elle compte plusieurs
dépendances: Cocriamont, Corroy, Devant-les-bois, Saint
Donat, Estroy, Fontarcienne, Hardymont (1533), Pont au Ry, Le
Raboz, Scry, Somtet, Thozée (cette dernière
dépendance déjà citée dans un acte
fait à Brogne en 1161 "in villa Toscias"), ainsi qu'un
très grand nombre de lieux dits parmi lesquels nous nous
bornerons à citer: Bauselenne Montigny, Thy Sallet, le
Ronchis, les Murias, les Prés aux Rieux, Grand Champs, les
Villers, le Chession etc.
A la sollicitation de
l'évêque de Liège, Notger et de l'abbé
Heribert, L'empereur OTTON III accorda en 987 à la commune
de Brogne, l'église et la cour de Mettet avec toutes ses
dépendances "Ecelesiam cum eurte sua que dicitur Metinum ad
prédictum Bronieux locum (serfs des deux sexes) familia
utriusque sexus", culture, moulin, brasserie, dîme de toute
la paroisse, acquisition d'aumônes etc.
En l'an 1221, le pape
Honorius prit sous sa protection le monastère de Brogne,
ses habitants et ses propriétés tout en lui
confirmant l'acquisition de l'église de
Mettet.
La déclaration des
religieux sous la date du 29 avril 1787 mentionne parmi les biens
et revenus du monastère à cette époque les
suivants: donation de l'évêque de Liège,
Rodolphe en 1169, confirmée par l'empereur "La cense d'Al
Cour à Mettet, pays de Lège avec droit de patronat
et dîme de Coroy les Florennes".
Le terrain de Mettet est
très varié. La surface offre successivement des
plaines unies ou inclinées et des coteaux
escarpés.
La terre
végétale repose sur la roche calcaire ou sur le
schiste, on y récoltait principalement au commencement du
XIXème siècle, de l'épeautre et de l'avoine,
un peu de seigle, du froment d'orge, des pommes de terre, des
carottes et des betteraves, des fourrages pour la consommation,
des fruits etc.
Les
propriétés boisées comprenaient environ le
quart de la superficie. Les bois se composaient de chênes,
de hêtres, des bouleaux, d'ormes et de
coudriers.
De nos jours on y voit
principalement des futaies de chênes sur
taillis.
On y élevait des
chevaux propres au service de l'artillerie, des bêtes
à cornes, porcs et moutons.
Les anciens documents
concernant la localité permettent de constater qu'il y eut
toujours beaucoup de chevaux à Mettet et qu'on les laissait
pâturer dans les bois.
A ce sujet de droit de
pâturage il est relaté un procès en 1285 entre
le prieuré d'Oignies et les habitants de Biesme la
Colonoise et Mettet.
Un jugement de Jean,
Evêque de Liège du 2 mars 1285 débouta ces
habitants de leur demande et leur défendit de faire
pâturer leurs bêtes dans le bois "del fielle",
appartenant au prieuré d'Oignies.
Ces usages de faire
pâturer les bêtes remontent à la plus haute
antiquité car les Gaulois entretenaient d'immenses
troupeaux de porcs qu'il laissaient vaguer en pleine
liberté dans les forêts et les
pacages.
Pour les rassembler on se
servait du son du cor.
Chaque canton avait ses
"communs" ou "parcours" pour le pâturage du bétail et
il y avait peine de mort contre ceux qui auraient
défriché quelque portion.
L'existence des grands
enclos rencontrés dans la villa romaine de Bauseleme
(Mettet) prouve que l'élevage des chevaux et des
bêtes à cornes y était fort pratiqué au
IIIème siècle: le développement de cette
branche de l'industrie rurale s'explique par l'existence dans les
environs de nombreux terrains humides "gaux" et "galettes" propres
à la production de pâturages.
Depuis longtemps les
habitants de Mettet s'occupaient également de
l'exploitation des terres plastiques et de l'extraction du minerai
de fer, un dépôt de minerai de fer jaune
découvert au sud du village à l'époque de
notre union avec la Hollande fut concédé en 1827
à Messieurs de Cartier, de Beaufort et Cockerill et fit
l'objet de plusieurs exploitations dans les bois de la
Follée les Aises, le petit bois l'Evêque etc
Ce
dépôt conservait des traces d'une exploitation
antérieure.
Tout le sud du village,
le bois l'Evêque, le bois du Prince, Corroy et ses environs
sont remplis de scories de fer provenant d'anciennes
forges.
Le village contigu, Oret,
était construit en partie sur un dépôt de
scories de 5 mètres d'épaisseur qui furent
enlevées en 1871 pour en extraire le fer que les
procédés imparfaits de nos anciens
métallurgistes n'avaient pu retirer.
Il existe aussi des
sillons dans les bois et les terres du nord de la
commune.
Les villas belgo romaines
montrent toutes des traces du travail du fer dont l'exploitation
à Mettet et dans les environs n'a probablement jamais
cessé d'une façon absolue depuis l'antiquité
jusqu'à nos jours.
Les archives locales et
plusieurs lieux-dits nous ont conservé le souvenir de
travaux sidérurgiques autrefois en activité par
exemple "les minières de Bambois" (1577), la
"minière Thomas" à la "minière Massart"
(1561), "Au chemin des minières", "Feronchamps" (1587),
"Bois du fourneau", "Pré al forge" etc.
Il est probable que c'est
à la présence de mines de fer dans l'entre-Sambre et
Meuse que l'on doit la richesse des comtes de Namur qui se
manifesta par les belles séries monétaires de
certains d'entre eux comme Guillaume le Riche (1337-1391),
Guillaume II (1391-1418) à une époque ou des voisins
beaucoup plus puissants ne possédaient pas tous un
numéraire aussi abondant et d'aussi grande
valeur.
L'exploitation de ces
mines remonte aux époques les plus reculées car on y
a rencontré des incrustations de fer hydraté sur des
fragments de bois ou de fer abandonnés par les mineurs qui
travaillèrent dans les temps anciens.
Arrosé par de
puissantes sources, le territoire comptait alors soit des cours
d'eaux et probablement des viviers étendus qui procuraient
aux habitants de précieuses ressources en poisson:
Câtons le vivier, "des belles cives" (1442), "vivier
Damanet" (1545), "vivier Dalmagnes" (1560), "le petit vivier
d'Hardimont".
Bien qu'ayant toujours
été voisins d'établissements industriels, il
est prouvé que les habitants de Mettet n'ont pas
cessé de tirer leurs principales ressources de
l'agriculture et leurs occupations sont restées
sensiblement les mêmes qu'à l'époque
belgo-romaine.
On peut retrouver des
traces d'occupation de Mettet depuis le 1er siècle
après Jésus Christ.
Toutes les guerres entre
les Francs et les Romains ne semblent pas avoir
intéressé la région de l'Entre-Sambre et
Meuse protégée parla forêt charbonnière
et ce n'est guère qu'en 337 après Jésus
Christ, que les Francs prirent définitivement pied chez
nous.
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